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Le jeu symbolique

Brève définition du jeu symbolique :

Le jeu symbolique est le jeu dans lequel l’activité ou le jouet renvoie à autre chose que lui même. Par le jeu, l’enfant exprime ses représentations, ses questions, se positionne face aux objets et en groupe, il multiplie les possibilités de projection et d’identification. Il contribue à l’estime de soi, à la construction de l’identité, aide à la séparation et apprend le vivre ensemble.

Quels coins ?

De nombreuses équipes pédagogiques ont déjà travaillé sur le sujet.
Vous trouverez ci-dessous des exemples variés de coins jeux.

exemple 1
exemple 2
exemple 3

Quelques coins atypiques :

Coin du temps
Coin sciences
Coin vue
Coin cartons
Coin bureau
Coin graphisme

Comment apprend-on dans les coins jeux ?

  • Apprendre en jouant  : jeu symbolique, jouer à faire semblant, faire comme, imiter les adultes, les camarades, favoriser l’autonomie et la communication, demander, nommer avec précision.
  • Apprendre en réfléchissant et en résolvant des problèmes : se demander avec les enfants comment réaménager ou organiser le coin jeu.
    Trouver des situations qui créent des besoins et des demandes de la part de l’enfant :
    Partager une tarte, un gâteau, mettre autant de couverts ou d’assiettes que d’invités à table (ou plus que, moins que), trouver les ustensiles les plus appropriés pour réaliser une tâche donnée (couper le pain, mettre la soupe…), utiliser des cahiers de recettes, trier les ingrédients
  • Apprendre en s’exerçant : répéter et verbaliser les actions, le vocabulaire (mobilier, ustensiles, ingrédients, accessoires…), ranger au bon endroit (étiquettes, photos…), imiter, reproduire, catégoriser, avoir du temps pour jouer encore et encore…
  • Apprendre en se remémorant et en mémorisant : les mots, les objets, le lexique, associer des imagiers, des comptines, des chansons, faire des photos, raconter les événements vécus, répéter les actions et les mots qui vont avec.

Le langage dans les coins jeux, des exemples, une définition :

Séance de langage dans les coins-jeux en GS



La question du langage et de sa maîtrise reste la priorité des priorités de l’école maternelle. Pour lutter contre les déterminismes sociaux, il faut toujours penser à jouer sur ces différentes formes de langage.

Le langage de situation : Faire et dire en même temps

Le langage en situation se caractérise par son économie, par une organisation syntaxique limitée et peu complexe, par un usage de substituts non verbaux, en particulier les gestes, les mimiques, le pointage, qui remplacent du lexique exprimant des actions, désignant des objets, des qualités, des positions.
Ce langage est chargé d’implicite, de connivence et d’approximations. C’est le contexte qui permet d’en déduire le sens. Ainsi peut-on comprendre une situation sans comprendre le sens des mots.

« Donne, tiens, là, si, non, veux pas, eh, ça…. »

Le langage d’évocation constitue un « langage décontextualisé, c’est-à-dire du « dire » qui est décroché du « faire », on parle du passé (on explique ce que l’on a fait) mais aussi du futur ( on dit ce que l’on fera par la suite)

« Ai fait la vaisselle, ai pris l’éponge, ai mis le produit, ai frotté, vais prendre un torchon, vais essuyer, vais ranger… »

Le langage de communication

Dire pour les autres, pour ceux qui n’ont pas vécu l’expérience ou le jeu (atsem, EVS, poupée de classe…) , parler, dessiner, coder des actions…

« Faut prendre le couteau, attention ça coupe, faut enlever la peau, éplucher la pomme avec…. »

Parler et se socialiser : Le petit groupe est le cadre privilégié pour que les plus jeunes apprennent à communiquer et à parler.

Les enfants de cet âge ont besoin qu’on leur parle et qu’on traduise en parole ce qui se passe, ce qu’ils expérimentent et ce qu’ils éprouvent.
Apprendre à vivre avec d’autres, c’est apprendre à partager l’attention de l’adulte, les espaces communs et le matériel de la classe. C’est aussi accepter de ne pas se faire immédiatement comprendre, accepter qu’une réponse à sa demande puisse être différée, découvrir et accepter des règles de vie collective.
C’est tous les jours et toute l’année que le « chacun son tour » dans la prise de parole se construira.

Quels liens avec les activités collectives et les apprentissages de la classe ?


Donner du sens aux apprentissages :

  • Partir d’une visite au marché pour installer un coin marchande
  • Partir de la grippe à l’école pour installer le coin docteur
  • Partir de la présentation d’un album pour installer le coin château fort

Le rôle du maître :

  • Réfléchir, choisir, programmer, installer, faire évoluer … avec ou sans les enfants
  • Observer (même sur un temps très court)
  • Jouer avec, guider (réguler la parole, les consignes, organiser la fréquentation...), adapter, ajouter, enlever du matériel
  • Laisser jouer librement, avec consigne (quelle consigne ?)
  • Évaluer : la fréquentation, l’implication des enfants, les interactions, l’acquisition du lexique et de structures syntaxiques

Points de vigilance :
Mutualisation du matériel, réflexion en équipe sur la progressivité des apprentissages

Article réalisé par Muriel Blandin-Jobard, Valérie Hertz, Adeline Sebelon, Albane Mandry et Catherine Pascual pour le groupe Maternelles 21.

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